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Les rebondissements de ma rééducation post-partum !

Vous l’aurez bien compris, je vais vous parler de ma rééducation post-partum c’est-à-dire de la rééducation de mon périnée après mon accouchement. Avant toute chose, je souhaite préciser qu’il ne s’agit pas d’un simple déballage de mon intimité. Le but est d’apporter un témoignage sur ma situation et de sensibiliser les femmes à l’importance de la rééducation ; qu’elles soient ou non futures mamans. Il ne s’agit pas non plus d’avoir un discours moralisateur car chacun fait comme il l’entend !

Huit semaines après mon accouchement (fin août 2018), je suis allée consulter une sage-femme pour faire un bilan sur l’état de mon périnée. Après être revenu sur mon accouchement, un examen manuel a permis d’évaluer la tonicité des muscles de mon plancher pelvien. Jugée correcte, je suis repartie avec des exercices à faire à la maison, sans fréquence particulière. Il n’avait été relevé qu’un petit manque de tonicité qui pouvait être corrigé grâce aux exercices. Je n’avais pas pour autant le droit de reprendre une activité sportive. Je me suis donc astreint, pendant deux mois, à les faire quotidiennement ou presque. J’avais un second rendez-vous de suivi en octobre pour s’assurer que les exercices avaient porté leurs fruits. Après plusieurs questions et sans m’examiner, la sage-femme m’a annoncé que je pouvais reprendre le sport car mon périnée s’était bien remis.

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais tel n’a pas été le cas. En janvier, j’ai repris une activité professionnelle et j’ai commencé à sentir que quelque chose n’allait pas. Cela se manifestait notamment lorsque je marchais longtemps ou que je restais un moment debout. J’avais des sensations de pesanteur dans le bas ventre et parfois même de béance et très souvent envie d’aller aux toilettes. J’ai décidé d’aller consulter une autre sage-femme pour avoir son avis. Courant février, j’ai pris mon courage à deux mains et lui ai téléphoné pour lui expliquer ma situation. Après un nouvel examen manuel, elle m’a annoncé qu’une partie de mon périnée était relâchée et qu’une autre s’était affaissée. [Vous l’aurez compris, pendant et après la grossesse, on passe notre temps à se faire examiner cet endroit !]. Cela expliquait donc les sensations de béance et de pesanteur que je pouvais ressentir quotidiennement, ainsi que certaines douleurs …

Maintenant que des mots avait été posées sur mes maux, elle m’a expliqué qu’une rééducation manuelle n’était plus envisageable car cela était trop important. Désormais, il fallait donc impérativement passer par l’électrostimulation par sonde (oh joie !). Heureusement, j’avais conservé l’ordonnance donnée à la maternité. J’ai donc pu commencer mes séances dès la semaine suivante. Une fois par semaine, je faisais mes séances sur l’heure du déjeuner car cela est assez rapide. Les exercices ne doivent pas dépasser 10 minutes. Nous en faisions deux par séance en travaillant des zones différentes pour retonifier au maximum. Dès les premières séances, j’ai commencé à ressentir les résultats et à en apprécier les bienfaits. Très rapidement, la pesanteur a cessé, tout comme les fréquentes envies pressantes. J’avais encore la sensation de béance et quelques douleurs. Elles se sont progressivement atténuées et ont totalement disparu au bout de 7 séances.

Cela fait deux semaines que j’ai terminé la rééducation, après un examen manuel de contrôle et un biofeedback (technique d’électrostimulation participative : la patiente contracte et la sonde mesure les contractions volontaires). Je me sens à nouveau bien et suis prête à reprendre le sport. Je n’ose pas imaginer si j’avais repris dès octobre … Ma nouvelle sage-femme m’a dit que cela aurait été catastrophique ! Je suis très contente d’avoir écouté mon corps et d’avoir fait le nécessaire – même si cela ne m’enchantait pas, on ne va pas se mentir. La rééducation post-partum n’est pas une partie de plaisir mais cela n’est pas douloureux. De toute façon, après un accouchement, on a une autre vision de la douleur 😅. Pour être honnête, je n’aurais jamais imaginé que cela puisse m’arriver. Je faisais du sport toutes les semaines et mon périnée a toujours été bien évalué. Je pensais donc être “à l’abri” et que les exercices à la maison suffiraient.

Malgré cette mauvaise expérience, je ne souhaite pas jeter la pierre à ma sage-femme initiale. Elle m’a très bien accompagnée pour la préparation à la naissance de Paul et n’ai pas de doute sur ses compétences. Cela ne servirait à rien et je suis convaincue que lorsqu’elle m’a examinée la première fois, mon périnée n’était pas dans cet état. Fin août, je n’avais pas redémarré le travail et j’étais finalement assez sédentaire. Je pense donc que progressivement et après la reprise, cela s’est détérioré. Elle aurait peut-être pu le voir si elle m’avait examinée lors de la seconde visite mais rien n’est moins sûr. Si j’ai préféré aller consulter quelqu’un d’autre, c’était avant tout pour avoir un avis différent. Je savais aussi que celle que j’allais voir auparavant n’avait pas le temps pour une rééducation hebdomadaire.

J’ai écrit cet article pour vous répondre à vos questions et “sensibiliser” sur la question. J’ai l’impression que la rééducation post-partum est un sujet tabou. Pourtant, toutes les jeunes mamans sont concernées et genre de situation n’arrive pas qu’aux autres ! De plus, il n’y a pas de délai pour commencer une telle rééducation. Le mieux reste de la débuter entre six à huit semaines après l’accouchement. Cependant, il est possible de la faire plus tard si vous sentez que cela ne va pas. Un affaissement du plancher pelvien peut réellement vous gâcher le quotidien ; comme cela était mon cas. Cela peut aussi s’avérer bien pire et entraîner une descente d’organes pour les cas les plus importants. Il ne faut donc pas la négliger et écouter son corps. En cas de doute, n’hésitez pas à vous rapprocher d’une sage-femme. En plus, nous avons la chance que la Sécurité sociale prenne cela en charge à 100 % !

J’espère que cela aura pu vous renseigner sur la rééducation post-partum et que ce témoignage pourra servir à d’autres femmes !
Racontez-moi votre histoire en commentaire, je ne manquerai pas de vous répondre 😊

– Jude

5 Comments

  • Laetitia

    😱 Hé ben! Tu n’as pas eu une suite de couche de tout repos. Ni de chance avec la sage-femme. La mienne m’a immédiatement programmé 1 séance/semaine sur 5 semaines malgré mon périnée de compétition! Sans ça c’était Un suivit sur 10 semaines.
    Et avec suivis manuel à chaque fois pour vérifier la bonne tonicité et réceptivité dès différent muscle en fonction des exercices.
    Heureusement pour toi, tu as su t’écouter et consulter. 😊😘

    • Jude

      Et oui comme tu dis 😅 Tu as bénéficié d’un très bon accompagnement c’est super ! Et puis je trouve ça génial que tu aie eu de la rééducation alors même que rien ne t’y “contraignait”. Le préventif aussi est bénéfique car il permet de solidifier ce qui a pu être fragilisé pendant la grossesse. Merci pour ce témoignage 😘

  • Marion

    Après un accouchement sans aucuns efforts et aucunes douleurs (ou très très peu) tout ça sans exagérer 😁 mon périné n’a pas été beaucoup abimé, seulement 5 séances de rééducation ont été prévues avec la sonde. A la fin des séances, aucune vérification n’a été faire pour voir si cela avait bien fonctionné. Ça ne m’a pas traversé l’esprit sur le coup. J’ai accouché en 2017 et il y a quelques temps j’ai voulu essayer de me mettre au sport ( je ne suis absolument pas sportive 😂) en faisant de la corde à sauter! Et ben j’ai très vite arrêter en m’apercevant qu’après seulement quelques sauts je commençais limite a me faire pipi dessus 🙈 la honte… même en prenant mes précautions avant cela ne change rien… Je sens très vite que ça arrive et que je peine à me retenir pendant l’effort … faute sur moi je n’ai pas revu mon gynéco depuis la naissance… Je ne sais pas si les exercices n’ont pas bien fonctionnés ou s’il s’agit d’autre chose mais je vais prendre rdv !

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